Une IRM dans le cas de SEP
Il y a plusieurs années, l’on a diagnostiqué que mon épouse était atteinte de sclérose en plaques. Une IRM avait alors été réalisée, entre autres. À présent, le médecin souhaite refaire cet examen. Cela a-t-il vraiment un sens ? Mon épouse s’y oppose fermement.
- Qu'est-ce qu'une IRM ?
- Une IRM pour le diagnostic de SEP
- Une IRM pour suivre l'évolution de la maladie
Qu'est-ce qu'une IRM ?
Une IRM, ou imagerie par résonance magnétique, est un examen radiologique qui exploite les propriétés électromagnétiques du corps humain. L’appareil utilisé est un aimant extrêmement puissant qui permet d’obtenir des images des atomes d’hydrogène présents dans les organes.
Pendant toute la durée de l’examen (20 à 30 minutes en moyenne), le patient doit rester allongé et immobile sur une table d’examen introduite dans un cylindre. Pour certains examens, un produit de contraste est injecté préalablement.
Une IRM est totalement indolore, mais le liquide de contraste peut provoquer une sensation de picotement désagréable et l’examen peut être relativement bruyant et pénible pour les personnes qui se sentent mal à l’aise dans un espace clos.
L’IRM est un examen important dans le cas d’une sclérose en plaques, tant pour connaître le diagnostic que pour pouvoir suivre l’évolution de la maladie.
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Une IRM pour le diagnostic de SEP
Une IRM permet de visualiser clairement les lésions produites par la sclérose en plaques au niveau du cerveau et de la moelle épinière. Lorsque des plaintes physiques mettent en lumière plusieurs symptômes qui font penser à une sclérose en plaques, l’on recourt fréquemment à l’IRM en vue de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de sclérose en plaques.
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En outre, l’IRM est également un examen très important permettant de suivre l’évolution de la maladie et déterminer l’efficacité du traitement. En effet, dans le cas de la sclérose en plaques, les signes cliniques ne représentent que le sommet de l’iceberg. En d’autres termes, la maladie peut progresser pendant plus ou moins longtemps sans que le patient ne le remarque vraiment. Si l’on se contente de suivre les symptômes visibles, l’on court le risque de ne pas traiter suffisamment la maladie et de voir apparaître des lésions irréversibles.
Une IRM permet également d’obtenir une image de ce qui se passe sous la surface. Cet examen permet d’établir une distinction entre des lésions d’apparition récente, qui indiquent une activité de la sclérose en plaques, et des lésions anciennes, inactives. Cette distinction est possible parce qu’aux endroits où de nouvelles lésions se développent, la barrière hémato-encéphalique devient perméable, ce qui se manifeste par une coloration locale au moyen du produit de contraste.
Une IRM permet également de déterminer si un traitement est efficace : lors d’un traitement par un interféron, par exemple, les recherches scientifiques ont révélé que l’IRM permettait de constater une nette réduction du nombre de nouvelles lésions visibles.
Il est dès lors classique que le neurologue propose une nouvelle IRM quelques années après le diagnostic initial de la sclérose en plaques.
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Il importe que votre épouse comprenne bien l’utilité et le déroulement de cet examen. Elle peut également demander un casque diffusant de la musique de relaxation, qui lui permettra de se détendre tout en atténuant le bruit du scanner, qui ne sera plus perçu alors que comme un bruit de fond.
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