Focus sur la myéline
27/05/2008
- Qu'est-ce que la myéline?
- Capacités de restauration insuffisantes à cause de la SEP
- Protection de la myeline
Qu'est-ce que la myéline
La myéline entoure et protège les fibres nerveuses (axones) du système nerveux. Les cellules nerveuses (neurones) possédant une gaine de myéline ont une apparence blanchâtre, ce qui permet de distinguer dans le cerveau la substance blanche de la substance grise composée de neurones sans gaine de myéline.
La transmission de l’influx nerveux est beaucoup plus rapide dans les neurones revêtus de myéline, mais lorsque la gaine est détériorée, ce qui est le cas dans la SEP, la transmission est ralentie, voire interrompue (comme s’il se produisait un court-circuit), ce qui entraîne les symptômes de la SEP.
Retour
Capacités de restauration insuffisantes à cause de la SEP
A l'état normal, l'organisme a les moyens de réparer les dégâts de la myéline en remettant au travail les cellules spécialisées du cerveau (les oligodendrocytes) qui sont chargées de la fabrication initiale puis de la maintenance de la gaine de myéline tout au long de l'existence.
Malheureusement, dans la SEP, les capacités de restauration de la gaine (la remyélinisation) sont insuffisantes (il n'y a que les deux tiers environ des lésions qui sont spontanément remyélinisées en totalité ou partiellement) et elles peuvent même être totalement nulles chez certains malades.
L'insuffisance ou l'absence de réparation rend les axones très vulnérables à l'inflammation, autre caractéristique majeure de la SEP, ce qui peut aboutir à des lésions irréversibles (neurodégénérescence) et à un déficit permanent de la fonction nerveuse dont les neurones sont chargés. Les traitements actuels agissent principalement en diminuant cette inflammation.
Retour
Protection de la myeline
Protéger la myéline apparaît comme l’une des clés de la préservation de la fonction nerveuse et de la prévention des incapacités dans la SEP. Plusieurs voies de recherche sont explorées :
- Identification des facteurs de croissance qui favorisent la production de myéline (par augmentation du nombre d'oligodendrocytes ou du rendement de ceux qui sont présents) et des facteurs qui, au contraire, entravent cette production (par diminution de la quantité et du rendement des oligodendrocytes). Une modulation adéquate de ces facteurs pourrait favoriser la remyélinisation endogène.
- Identification des voies de signalisation entre oligodendrocytes et axones de façon à rendre la communication intercellulaire plus efficace.
- Développement d'une remyélinisation exogène grâce à des transplantations de cellules souches par exemple. Cette approche prometteuse nécessite d'outrepasser de nombreuses limites techniques et éthiques (choix des cellules transplantées, meilleure voie d'introduction, optimisation de la capacité migratoire des cellules, vérification de la prise de greffe) ce qui peut donner, à tort, une impression de stagnation de la recherche.
Retour



